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Lignières
- Histoire
Nouveau: Lignières...
Le livre !
Revue historique et monographique
Survol historique, XIIème au XVIè
Survol historique, XVIIème au XVIIIè
Survol historique, XIXème à 1978
Acte
du Congrès de Vienne de 1815
Anciennes vues de Lignières
Lignières autrefois et aujourd'hui
Confrérie des familles Bonjour & Junod
Fondation
de l'Hôtel de Commune
Réédition
- Charles D. Vaucher (1801)
Lieux-dits à Lignières de 1815
à 1976
Pasteurs à Lignières de 1555 à 1892
Valeurs des terrains en 1875
Lignières
- sites des familles
Bonjour
Schleppi
Simon
Lignières
- autre liens
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Chronologie de l'histoire de Neuchâtel
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Survol
historique, du XVIIème au XVIIIème siècle...
XVIIème
siècle
1624
Lignières
est échangée contre Bournevesin, Pérouse
et Miécourt
(AEN 914-CH/NE/09)
L'évèque de Bâle
Guillaume Rinck de Baldenstein, cède à Henri II de
Longueville sa seigneurie de Lignières,
soit tous les droits qu'il y avait encore, en échange de Bournevesin,
Pérouse et Miécourt, fiefs dépendant du comté de
Neuchâtel.
Mais comme les seigneuries abandonnées par le Prince de Neuchâtel
avaient plus de valeur que ce que l'Evèque possédait à Lignières,
ce dernier donna encore au Duc de Longueville, pour le dédommager,
des droits qu'il avait sur une maison et des vignes à Serrières,
la terre existant entre deux Ruz près du Landeron et une somme
de 3000 florins.
L'acte fut signé par l'évèque le 14 février à Porrentruy
et par le Prince à Paris le 28 janvier 1625. Ainsi cessait
trois siècles d'indivision de souveraineté dans le
territoire de Lignières.
L'acte
du 15 novembre portant serment de fidelité des communiers
de Lignières à leur nouveau Prince et promesse
de maintenance et confirmation, par ce dernier, des divers droits
dont les communiers
avaient joui par le passé est exprimé par l'envoyé du
Prince en l'église de Lignières en ces termes :
Nous
vous promettons en son nom qu'il vous maintiendra en vos libertés
et franchises un chacun selon sa qualité et condition
et en vos bonnes coutumes écrites et non écrites,
droits, usances, pâturages, communs, prels, bochéages,
joux, forêts,
paquiers, brévardies, messeleries, Justice, Majorie
du dit Lignières...
1694
Droits
de Péages, confirmation par Guillaume Jaques (AEN CC1)
Sur
très humble requête de la Communauté du Village
de Lignières, adressée par Abram Junod, Justicier
et Gouverneur, et Jacques Gauchat, Greffier & Députés
tous deux de la Communauté de Lignières.
Puis que par la lidte lettre de franchise, il ne parroit
aucune exemption dudit Péage, ains que pour le bétail dont on tenoit trafic.
Le Péage devoit être toujours paié, aussy bien par
les étrangers que par les Sujets.
L'on en demeure auprès de cette ancienne pratique & droits
usité, avec cette adjonction que le bétail que les suppliants
achettent pour leur usage ou besoin de leur ménage n'y est point
compris.
Donné en Conseil le 19 février 1694.
(Signé) : Guillaume Jacques
XVIIIème
siècle
1705
Accord
mettant fin aux différents territoriaux (AEN 914-CH/NE/09)
Un
projet, élaboré en 1665 déjà, est
finalement ratifié le 20 juin 1705.
On décida à Neuveville que les hautes bornes serviraient
toujours pour la séparation des deux souverainetés et des
bois, que l'on planterait des petites bornes à l'endroit où l'on
avait placé les bornes de la contagion (1535); dans l'intervalle
entre les hautes bornes et les petites bornes, la justice civile, tant
en première qu'en seconde instance, appartiendront au souverain
de Neuchâtel.
Les petites bornes furent placées à un quart d'heure des
anciennes, elles étaient au nombre de onze. Toutes les terres
entre ces deux bornes étaient franches de Lods.
Voici leur emplacement :
La première sera plantée auprès de celle qui est
mise pour la séparation du bétail des deux Communes en
tems de contagion portant les armes de Lignières et de Nods.
La seconde pierre sera plantée au pré Drevin et tendra
icelle devers midi à la Troisième qui sera plantée
dix pas au dessous d'une vieille borne qui avait aussi servi en tems
de contagion et tendra aussi en droite ligne devers midi à la
Quatrième, plantée proche d'un grand caillou ou Rocher
qui servait aussi de limite en tems de contagion, proche le chemin du
Val de Ruz, tendant à la
Cinquième en mesme droite ligne devers midi, laquelle sera posée
proche une autre borne de contagion au pied d'un Cerisier au dessous
du grand chemin tendant à la
Sixième, du Costé Orient plantée proche d'une borne
au merceier, servant aussi pour la contagion devers bize du chemin et
devers midi du ruisseau, tendant à la
Septième plantée proche de la borne du Praron qui servoit
pour la contagion tendant à la droite file à la
Huitième, laquelle est proche de la borne de la Fiette, tendant à la
droite file à la
Neuvième, plantée proche celle où il y avoit ci-devant
une maison de paille, tendant en droite file à
la Dixième, laquelle est proche d'une borne plantée auprès
du sentier de l'abbreuvoir tendant en droite file à la
Onzième et dernière, laquelle est plantée au haut
des abbreuvoirs, depuis laquelle se devra tirer
une droite ligne jusques à la
première haute borne appellée Beilleison.
Elles forment la frontière orientale du
territoire du franc-alleu et la frontière
actuelle de notre canton.
Cette
cote mal taillée
subsista jusqu'en 1815 et le bornage définitf
intervint en 1820.
1714
Arrêté de
la Commune de Lignières - Impôt
sur les Femmes étrangères (AEN CC2)
Aujourd'hui
26 février 1714, la générale communauté de
Lignières étant assemblée
en corps pour vaquer à ses
affaires particulières, auroit entr'autre
choses fait de sérieuses
réflexions sur la grande quantité de
pauvres gens qu'il y a dans le lieu, lesquels
dérivent la plus grande partie de
ceux qui ont pris femmes étrangères
: Pour Cet effet, la ditte communauté ne
souhaitant rien tant sinon le bien, profit
et utilité tant
du général que des particuliers
qui composent lur Corps, auroit fait et
passé l'Arrêt suivant, savoir
que tous ceux qui à l'avenir prendront
des femmes hors du lieu, qui n'auront pas
pour le moins la somme de Deux Cents Ecus
Bons de bien, et le faire
voir d'une manière authentique,
seront rayés de la Communauté et
frustrés de tous Droits et bénéfices
de Commune, eux & les leurs sans espérance
d'y pouvoir rentrer. Ce qui a été fait
et arrêté le sus dit jour
et ordonné au
notaire soussigné, Secrétaire
de Commune, de le signer et parapher et
ensuite le faire voir à la Seigneurie
pour la très
humblement supplier d'y apporter son approbation.
(Signé): Jean-Jacques Junod, avec paraphe
1763
Le
XVIIIème siècle, dit Louis Junod, fut un siècle
de progrès pour Lignières,
tant pour l'agriculture que pour le
développement de l'instruction.
l'exemple de Jonas de Gélieu
qui, depuis cette année défricha
une portion de son terrain et qui n'était
qu'un vaste espace de marais et buissons,
fut suivi et la plaine devint productive.
De là parti l'idée qu'on pourrait donner plus de valeur
aux terres en variant les semences,
en introduisant les herbes artificielles et en mettant les champs en
enclos, aussi longtemps que la vaine pâture
n'était pas abolie; ils s'agissait
des sieurs Descombes, David Bonjour,
autrefois adversaires acharnés
de la nouveauté,
le greffier Bonjour et le lieutenant
Junod.
1785
Règlement
pour la Communauté de Lignières, tendant à perfectionnerla
culture & à augmenter
le rapport de la Fin appellée
Forel, approuvé en Conseil
le 20 décembre 1785 (ACL,
AAII 1785)
Article
Premier
La dite Fin sera fermée pendant toute l'année; & personne
ne pourra y faire pâturer
aucun bétail, pas même
sur sa propre possession.
Article
2ème
Tous les propriétaires qui auront part à cette Fin, pourront
chacun d'eux planter et semer
sur son terrain, ce qu'il trouvera bon; sans pouvoir géner les
voisins dans le droit d'en faire autant sur le leur.
Article
3ème
Cependant en évitation des dommages et des difficultés
que cette liberté occasionne
entre voisins, tout propriétaire
qui voudra labourer dans
cette fin, devra avertir
vingt quatre heures à l'avance,
les voisins aboutissants;
afin que s'ils veulent
faucher les lisières
et en cueillir les esparcettes
ou autres productions,
faire ils le puissent,
au moyen de quoi et après
un tel avertissement, lesdits
voisins seront sans plainte,
si on foule les parties
de leurs champs, qui sont
contigues à celles
que l'on laboure.
Article
4ème
En lieu et place de l'herbe à laquelle la Communauté a
droit dans les années
de jachère, les
particuliers seront tenus
de payer chaque année à la
dite communauté Vingt
et un batz par pause,
ainsi qu'ils l'ont fait
jusques icy; sauf les
exceptions & modifications
statuées par l'article
suivant.
Article
5ème
Cette finance sera réduite à la moitié, c'est à dire à Dix
Batz et demi par pause
pour les fonds en esparcette, où on ne
fauchera pas de regains;
quant aux planches qui ne sont pas en esparcettes, elles ne devront qu'à chaque
troisième année, c'est à dire à l'année
de jachère,
une finance de sept
batz; encore ne sera
ce qu'au cas qu'on
les fauche dans ces
années là.
Enfin il ne sera rien
payé du tout
pour les cesaux et
cheintres.
Article
6ème
Les propriétairesnon Communiers payeront dans tous les cas cy
dessus, le double
de ce que payeroit un Communier.
Article
7ème
Les arpentages nécessaires continueront de se faire aux frais
des particuliers
propriétaires des pièces à arpenter.
Article
8ème
La Communauté tiendra en compte exact et séparé,
dela finance
qui lui proviendra du présent règlement; et
après
en avoir chaque
année
constaté la
somme totale,
elle en appliquera
la cinquième
portion au profit
des propriétaires
rivérains
de ladite fin,
en considération
de bornes qu'ils
ont à entretenir,
en leur payant
un tant par perche.
Article
9ème
Si l'exécution du présent règlement donnoit lieu à quelque
difficulté soit
entre la communauté et
quelquespropriétaires,
soit de particulier à particulier,
chaque partie
senommera un
arbitre parmi
les membres
de la communauté.
Si ces deux
arbitres ne
peuvent convenir
entr'eux, il
se choisiront
eux-mêmes
un surarbitre; & ce
qui sera arrêté,
sera exécuté sans
revision ni
autre figure
de justice.
Article
10ème
Le présent règlement ne sera en force & vigueur que
pour le tems
et terme deneuf ans, à commencer par l'année
de jachère
1786; et
au bout de
neuf ans
l'on profitera
des observations
faites & de
l'expérience
acquise pour
y faire sous
l'approbation
du Gouvernement
tel changement
qui conviendra.
Sanction
La Communauté de Linières ayant présenté à la
sanction
de la Seigneurie un règlement tendant à perfectionner
la culture
et à augmenter le rapport de la Fin appellée
Forel;
et le dit règlement ayant par arrêt du 27 septembre
dernier été renvoyé à l'examen
préalable
de Monsieur
le Chancelier & du
Sieur de
Tribolet
maire de
Linières,
ils en
ont fait
aujourd'hui
leur rapport,
et ont
proposé le
dit règlement
au Conseil
en la présente
forme.
Sur quoi
lecture
en ayant été faite,
après
avoir délibéré,
le Conseil
a approuvé ledit
règlement,
pour être
en force
et vigueur
pendant
le terme
de neuf
ans cy
dessus
fixé,
ordonné en
conséquence
au Sieur
de Tribolet
maire de
Linières
soit à son
lieutenant
de tenir
la main à son
exécution; à l'effet
et en témoignage
de quoi
la présente
expédition
en a été faite
et enregistréepar
ordre du
Conseil
sous le
seing ordinaire
du soussigné Conseiller
d'Etat
et (...)
Sa
Majesté en
cette souveraineté,
au Château
de neufchâtel
le Vingt
de Décembre
Millesept
cent quatre
vingt et
cinq. (Signé Boyve
?)
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