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Lignières
- Histoire
Nouveau: Lignières...
Le livre !
Revue historique et monographique
Survol historique, XIIème au XVIè
Survol historique, XVIIème au XVIIIè
Survol historique, XIXème à 1978
Acte
du Congrès de Vienne de 1815
Anciennes vues de Lignières
Lignières autrefois et aujourd'hui
Confrérie des familles Bonjour & Junod
Fondation
de l'Hôtel de Commune
Réédition
- Charles D. Vaucher (1801)
Lieux-dits à Lignières de 1815
à 1976
Pasteurs à Lignières de 1555 à 1892
Valeurs des terrains en 1875
Lignières
- sites des familles
Bonjour
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Lignières
- autre liens
Statistiques
sur le village
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Autres
liens par "Surface"
Chronologie de l'histoire de Neuchâtel
Eté 2007....
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Survol
historique, du XIIème au XVIème siècle...
XIIème
siècle - apparition d'écrits sur Lignières
1178
Le
nom de Lignières (Lignum/Bois) sort pour la première
fois de la pénombre le 25 février de cette année,
dans une bulle du Pape Alexandre III dans laquelle le pontife romain
confirmait des donations faites à l'église de St Imier
par le Comte de Neuchâtel, Ulrich III de Fenis.
XIIIème
siècle
Cession
du territoire et des droits de Lignières
par Rodolphe (AEN 914 - CH/NE/09 - Monuments de Matile)
1277
Le
1er Avril, Rodolphe, Seigneur de Nidau, cède à Ulrich
et à ses frères, co-seigneurs de Neuchâtel,
les droits qu'il a à Ligniéres, tant en hommes
qu'en objets et en gages qu'il tient de ses prédécesseurs,
les seigneurs de Neuchâtel.
XIVème
siècle
Partage
de Lignières entre les Seigneurs de Neuchâtel
et l'évèque de Bâle
1326
A
la mort de l'évèque Gérard, homme de guerre,
la paix fini par être signée à Soleure. Le Comte
Louis de Neuchâtel passe un accord avec l'Evèque de Bâle,
Jean de Châlons - par l'entremise du duc d'Autriche
qui fut l'arbitre - par lequel le faubourg de Neureux,
avec tous les droits, fut adjugé au
comte, depuis le ruisseau qu'on appelle Saint Maurice
jusqu'à celui
qu'on appelle la Tour.
Par cette prononciation, la moitié du village de Ligniéres
fut adjugée à Louis de Neuchâtel, à l'égard
du temporel, avec la moitié des hommes que
l'évèque
et le Comte se partagèrent. Quant au sprituel,
comme l'évèque
de Bâle n'y a jamais eu de droits, ou que Ligniéres,
aussi bien que la montagne de Diesse, avaient toujours
dépendu de l'évèque
de Lausanne, il fut laissée à ce dernier,
d'autant plus que ceux de Lignières, en particulier, étaient
paroissiens de l'église du faubourg de Neureux,
qui dépendait elle
même de la collature de l'abbé de Saint
Jean (cf 1228). Le traité une fois en vigueur,
la justice de Ligniéres
fut établie et composée de 12 juges,
dont six étaient
sujets de l'évèque et six du comte.
l'évèque établissait
le maire, et le comte le sergent.
1368
Vers
la fin du règne du Comte Louis, celui-ci avait acheté cette
année, de l'évèque Jean
de Vienne, les droits conservés
sur une partie des habitants et sur les hommes
de la châtellenie
du Schlossberg (dont dépendait Ligniéres).
1380
Les
hommes de Ligniéres, pris de regrets, (cf 1368) se rachetèrent
en 1380 et, pour les en remercier, l'évèque
les affranchit de toutes tailles pour dix
ans, il leur réclama toutefois la
construction d'un moulin au finage de Ligniéres,
qui est le Moulin Droz d'aujourd'hui, appelé autrefois
le moulin du milieu. Les deux ans écoulés
ils devraient payer dix livres l'an.
XVIème
siècle
1542
Le
culte Protestant commence à Lignières
Farel vint y prêcher dans le cours du mois de juillet, avec le
concours de la Neuveville. Les gens du Landeron l'ayant appris s'efforcèrent
de s'opposer à la prédication. L'intervention du Landeron à Lignières
en 1542 est mentionnée dans les comptes du Landeron sous cette
forme :
Quant Farellus vint prêcher à Lignières et ils furent
conseil et communauté pour le faire rester. et pour savoir qui
le fesait venir III Livres.
Pour un viaige (voyage) que fit Sansquenet à Neuchâtel dire à M
le Gouverneur que si Farellus ne voulait cesser de nous molester l'on
le ferait marry.
Pour une lettre que l'on manda à Soleure pour les adverty que
Farellus nous molestait et que si nous
vouloyent maintenir qu'il nous maudisse.
1553
La
peste éclate à Lignières : 140 personnes meurent
en peu de temps.
Le vicaire qui desservait la chapelle
s'enfuit, les autorités
du Landeron interdisent le transport des victimes du fléau au
cimetière du bourg. Ligniéres est pour ainsi dire mis à l'interdit.
Les habitants du village, ne sachant
plus à quel saint se vouer,
s'adressent le 30 juin 1553 au gouverneur de Neuchâtel, indiquant
leur volonté de faire venir un Ministre Pasteur, plus de 140
morts n'ayant eu la consolation de Ministre (catholique) :
Aujourd'hui, date des présentes, Par devant moy, notaire soussigné,
et en présence des témoins
sous-nommés, à moi
se sont présentés
les honorables et gens de bien,
assavoir : Jean Perrin, maire de
Lignières, Pierre Gicot,
Nicollet Localt, Jean Chanel, Jean
Bonjour, Pierre Monnier, Guillaume
Monnier, Claude
Cosandier, Guillaume Botteron et
Michel Monnier; plus les quatre
après
nommés, assavoir Guillaume
Gicot, Germon Bronnez, Claude Abraham
et Pierre Borquin qui doivent partir
pour aller à la guerre le
dit jour, tous du dit Lignières,
davantage Marc Rosselet et la Claude
fille de Guillaume Jean Perrin,
délaissée veuve
de Rodolphe Fuffs du Landeron,
d'une bonne volonté sans être
contraint de personne, ont dit
et déclarés leur
intention, délibération
et grand désir etre tels,
avoir dès
lors et maintenant un ministre
et pasteur évangélique
en leur Eglise paroissiale du Landeron,
pour leur administrer, prêcher,
publier, communiquer le saint Evangile
qu'est la Parole de Dieu comme
l'ont fait rière les Seigneuries
et terres de Messeigneurs de Berne
et le Comté de Neufchastel,
disant tous ensemble d'une grande
affection vouloir vivre et mourir
en icelle, eux et leur famille
sans jamais retourner à la
religion papale, exposant les dits
de Lignières,
par la peste heue entre eux au
dit village sont esté passé sept
vingt de mort sans avoir heue de
consolation de ministre ni de Prestre,
que à présent leur
est grandement à coeur connaissant
par la grâce de Dieu l'Evangile,
la vraye pâture chrétienne
et pour icelle avoir en notre vertueux
seigneur, Monsieur le Gouverneur
général en ce comté de
Neufchastel, de laquelle ils sont
un membre, et à laquelle
ils doivent toutes obéissance,
ils espèrent et se tiennent
pour assuréz que mon dit
Seigneur le Gouverneur son bon
vouloir et plaisir de quoy très
humblement ils le prient pour l'amour
de Dieu que incontinent et au plus
bref
que possible luy sera.
1598
Révolte
Religieuse a Lignières
Des documents découverts dans les archives de la ville de Neuchâtel
et dans celles de l'Etat de
Berne, permettent de savoir qu'une nouvelle offensive de la part des
catholiques du Landeron a eu lieu au début
de 1598 et qu'elle était
favorisée par l'ambassadeur
de Bierville.
La
première
pièce du petit dossier
que nous avons constitué sur
cette affaire est une lettre
de l'avoyer et Conseil de Berne aux Quatre-Ministraux et Conseil de la
ville de Neuchâtel, du 30 mars 1598. Elle est
conçue en ces termes
:
Nous
avons entendu avec extresme desplaisir et mescontentement
comme a la solicitation,
ou soit
persuasion de Monsieur
l'ambassadeur de
Biereville et aultres Bourgeois
du Landeron, qui cy devant
ont reçeu beaucoup
de gratuitez et benefices de
nous. (sans reproche dict),
certains habitans de Lignierez
se sont revoltéz et
ont laissé nostre vraye
religion et confession pour
suyvre la Romaine, et ne se
contentant de telle leur propre
apostasis, ilz tachent encores
par tous moyens d'attirer
aultres après eux, chose
nouvelle et du tout contraire
a la commune Bourgeoisie, qui
est entre Madame de Longueville,
ses filz et nous, comme
aussy contre la bonne amitié et
voysinance qui jusques icy
a esté observé entre
nos mutuelz Estatz, comme nous
avons faict tousjours les preuves
a Son Excellence combien nous
estions desireux du bien d'icelle
et de leurs
enfans, et n'eussions jamays
creu que telles et semblables
chosss fussent advenuz riere
les lieux ou nous avons la
collation et Jus palronatus,
et partant sommes occasionnés
de non seulement vous en donner
advis de ceste nostre grande
plainte, mais aussy vous prier
(comme nous faysons) qu'il
vous plaise vous informer de
ce faict par qui, et pas
quel moyen, ces choses pourroyent
estre praticqués au
grand prejudicee de nostre
religion, laquelle a esté jusques
icy exercée
librement rière le dict
lieu de Lignieres sans aulcung
perturbier ny empeschement
ny que les officiers de Son
Excellence ayent entreprins
au contraire, pour nous donner
la dessus vostre advis pour,
selon iceluy,
nous sçavoir en ce faict
tant mieux conduire, ce que
nous peroffrons le recognoistre
a vostre endroict ou les occasions
se presenteront, Dieu
aydant qui prions, nobles,
honnerables et prudentz, vous
tenir en sa Saincte et très
digne garde.
De Berne ce penultiesme mars
1598.
l'advoyer et Conseil de la
Ville de Berne.
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